Pour une multilatéralisation des échanges internationaux de matière fissile

Publié le par Délégation ONU Rennes

 

 

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                Cette conférence donnée par l’UNIDIR (l’Institut des Nations Unis pour le Désarmement et la Recherche) avait pour objet de se pencher sur les liens entre deux des piliers fondamentaux du TNP, à savoir la non-prolifération et l’usage pacifique de l’énergie nucléaire civile (le troisième pilier étant le désarmement). La conférence est partie du constat que le problème majeure, aujourd’hui, au sein de la communauté internationale, est moins le risque de prolifération en lui-même, que le manque absolu de confiances entre les Etats signataires du TNP.

                Au-delà des questions d’intérêts ou d’idéologie dressant les Nations les unes contre les autres, la principale cause de ce manque de confiance, pour Yuri Yudin, expert russe de l’atome, réside dans la nature même de l’énergie nucléaire. Le passage du civil au militaire est en effet assez simple. Si seul l’Iran est aujourd’hui suspecté de cacher un programme nucléaire militaire derrière son programme civil, bien d’autres pays pourraient être suspectés de la même manière, par le simple fait d’avoir recours à l’énergie nucléaire.

                Comment remédier à cette situation ? Un début de réponse est avancé par Mohammed I. Shakif, du Ministère des Affaires Etrangères égyptiennes. Les flux et les échanges de matière fissile (principalement d’uranium) doivent être placés sous contrôle international, onusien ou interétatique, de sorte à ce que « chacun surveille son voisin » en étant sur un rang d’égalité. Il s’agirait ainsi de soumettre aux mêmes contrôles l’Iran, les Etats-Unis… et Israël. Enfin, comme proposition à plus court terme, l’Egypte propose déjà depuis plusieurs années que soit mise en place un contrôle interétatique de ce genre au sein du monde arabe, qui pourrait être élargit à l’Iran.

 

 

Publié dans ONU Mai 2010

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